chez nos amis : US Dax Basket
US DAX BASKET. Trois ans après sa séparation de l'ASPTT, le club rouge et blanc enregistre ses premiers résultats probants cette saison. Le fruit d'un travail patient de reconstruction
«O n est reparti de zéro, avec l'ambition de reconstruire. » Ce nouveau départ ainsi défini par Francette Candau et Françoise Bilhère-Dieuzède, remonte à trois ans. Les coprésidentes de l'US Dax basket évoquent « la séparation ». Celle de l'ASPTT basket et de leur section, rapprochées pour former une éphémère Union Dax basket. Depuis, chacun est donc reparti sous ses propres paniers et l'ASPTT a fusionné avec Candresse et Narrosse pour donner naissance à Adour Dax basket (lire notre édition du 21 mai). L'USDB, elle, semble avoir mangé son pain noir au terme d'années laborieuses.
« Nous avons souffert de la séparation avec l'ASPTT », rebondit Françoise Bilhère-Dieuzède. « Car nous reprenions des équipes au plus bas niveau départemental. Ce n'était pas très gratifiant pour des jeunes joueurs. Nous en avons perdu certains. »
Minimes champions
Les dirigeantes savaient que ce serait difficile : « deux à trois ans » leur semblait un horizon raisonnable pour retrouver quelque hauteur sportive. « Nous avons beaucoup travaillé et ça y est, cette année, nous récoltons les premiers fruits de ce travail. Nos minimes garçons sont champions des Landes en série A. Et ils ont disputé la finale de la Coupe Fauthoux. »
Quand les dames de proue de la section parlent du point « zéro », elles illustrent leur propos de cet exemple parlant : « Il faut savoir que pour aligner une équipe garçon en seniors, des hommes du bureau qui ne jouaient plus ont repris le maillot pour faire le nombre. » Cette équipe, trois ans plus tard, monte en Division Honneur départementale.
L'USD s'en félicite, évidemment, mais ses patronnes nuancent. Autant que cette ascension en elle-même, ce qu'elle promet leur est cher. « L'important, c'est l'évolution positive. Notre belle génération de minimes passe en cadets. Il y a trois ans de cadets avant d'accéder au niveau senior. Nous espérons que l'équipe 1 progressera encore dans ce laps de temps pour offrir à ces cadets, dans trois ans, quelque chose d'intéressant. » Pas des sommets, mais un niveau de jeu honorable, stimulant, « tout en étant accessible » aux futurs jeunes seniors.
Porte ouverte
Francette Candau et Françoise Bilhère-Dieuzède visent une croissance raisonnée. Et quand on leur parle d'objectifs sportifs, de challenge, elles répondent « oui mais ». « Nous avons dit aux jeunes que notre objectif de niveau de compétition sera celui qu'ils se donneront les moyens d'atteindre à l'avenir. Ce sera le niveau que nos jeunes Dacquois se montreront à même de gagner par leur implication dans le jeu de basket. Notre discours est simple : '' Donnez-vous les moyens d'accéder au plus haut niveau possible, nous serons là pour vous accompagner. » Mais cette notion de « plus haut niveau possible » peut varier selon les stratégies. C'est un fait, le basket dacquois, avec deux entités (la fusion de l'ASPTT, Narrosse et Candresse d'un côté ; l'USDB de l'autre), n'évolue certainement pas au niveau de son véritable potentiel. Adour Dax basket affirme laisser « la porte ouverte » à l'USD basket. Les présidentes ne la claquent pas, mais ne la franchissent pas pour autant. « Avec enfin des résultats, nous sommes dans l'année zéro de l'après-union. Nous nous sommes remis en question. Pour le moment, nous sommes en construction. Et c'est la formation qui prime. » L'équipe unique de Dax ou du Dacquois n'est pas pour demain.
p.penin@sudouest.com