chez nos amis : Le Temple au bord du dépôt

Publié le par l'acebebiste

BASKET-BALL RÉGIONALE, LE TEMPLE. L'an passé, l'équipe 1 avait été dissoute après un transfert de droit. Mais ses dettes plombent le club

Au bord du dépôt de bilan

Comme une seconde mort. Après le transfert des droits sportifs en Nationale 1 féminine vers Toulouse en fin de saison dernière, l'Union sportive templaise basket-ball est au bord du dépôt de bilan.


Il manque 40 000 euros dans la trésorerie, des arriérés de TVA que lui réclame aujourd'hui le fisc. Alain Brisse, l'ancien président, qui avait porté les destinées de ce club de basket ayant tutoyé l'élite pendant 4 ans, s'apprête à faire, la semaine prochaine, une déclaration de cessation de paiement devant le tribunal de grande instance.


Triste fin de l'aventure pour le Temple-sur-Lot. Certes, le déficit n'a rien d'abyssal au regard des budgets des clubs de basket féminin en Nationale 1, qui oscillent tous entre 400 et 600 000 euros. Mais pour une structure comme Le Temple, il aura des conséquences.

Un nouveau club

Voici quinze jours, à l'assemblée générale, d'anciens dirigeants ont décidé de fonder un nouveau club (l'Union sportive templaise tout court), qui reprendra l'équipe qui évoluait cette année en Régionale 3, ainsi que les écoles de basket.


A charge pour Alain Brisse de solder l'ancienne structure, qui ne devrait pas échapper à une liquidation judiciaire ou au moins à un redressement. Les ennuis financiers de l'US templaise ne sont pas nouveaux. On se souvient qu'à la saison 2007/08, Alain Brisse s'était débattu comme un beau diable pour boucler son budget. Il avait obtenu in extremis une avance de 30 000 euros du Conseil général. Mais l'ultime saison des Templaises avait montré les limites financières d'un club en NF 1 dans un village de 900 habitants.


« La commune du Temple nous a toujours appuyés, mais ce n'était pas suffisant. Nous avons été en contact avec le Conseil général pour la création d'un club départemental. De ce côté-là, certaines promesses n'ont pas été tenues. Dès le mois de février 2008, j'ai écrit à plusieurs personnalités pour leur expliquer la situation, et dire qu'on ne pouvait plus continuer ainsi », explique aujourd'hui Alain Brisse. Alerté, le président de la Fédération française de basket le contacte. « Il m'a expliqué que des clubs comme Le Temple ou Pleyber-Christ, en Bretagne, ne pouvaient plus évoluer dans l'élite au regard des budgets. »

Naît alors l'idée d'un transfert de droits sportifs. L'UST, qui peut jouer en Nationale 1, le donnerait à un autre club. Toulouse se montre intéressé. « Le président de la fédé m'a proposé cet accord, à condition que je prenne le nouveau club en mains », poursuit Alain Brisse.


Qui veut solder le passif ?

Des contacts sont pris avec le Toulouse Marengo cheminots sports. Le transfert sportif, le premier dans l'histoire du basket, est lancé. Du côté de Toulouse, la mairie et la Fédération décident de fusionner le TMCS avec la section féminine du Toulouse basket club. Un nouveau club naît, le Toulouse métropole basket. Alain Brisse doit devenir président de la section élite. C'est en tout cas ce qu'on lui promet. Sachant que le règlement fédéral autorise les transferts sportifs, mais pas les rachats. Et que pour la réalisation du transfert, Le Temple devait avoir soldé son passif.

« Au 31 mai, toutes les joueuses avaient été payées. Nous avons seulement demandé au fisc de reporter les déclarations de TVA », assure Alain Brisse. Comme il affirme que les dirigeants toulousains se seraient alors engagés à solder le fameux reliquat de 40 000 euros de TVA du Temple. « C'est l'erreur que j'ai faite. Cela a été dit, mais jamais écrit. Voilà pourquoi nous en sommes là. C'est un gâchis », dit l'ex-président templais. Car du côté de Toulouse, c'est un autre son de cloche qu'on entend. « Quel chef d'entreprise aurait accepté ce deal de reprendre le passif ?» demande le président du TMB, Jean-Félix Alquier. Lequel décrit une saison « compliquée après le transfert, avec des clubs en N 1F qui ne comprenaient pas ce que nous faisions là ».

Alain Brisse, qui devait présider aux destinées de l'élite féminine toulousaine, a finalement claqué la porte fin septembre. « Je ne pouvais plus continuer ainsi. On m'a fait des promesses non tenues. Et puis, ça me faisait mal au coeur de voir des matches à Toulouse quand je savais la salle du Temple fermée et éteinte ».

Aujourd'hui, visiblement écoeuré, il en appelle à l'arbitrage de la fédération française. Quant au maire du Temple, il a écrit à son homologue de Toulouse. La saison en N 1 féminine vient de s'achever. Toulouse, qui évoluait avec quatre anciennes joueuses de l'UST et l'entraîneuse a fini troisième. Pleyber, 3 000 habitants et dernier de N1, hésite aujourd'hui entre la N2 et la N3.

Auteur : nicolas rebière pour sud ouest
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Publié dans revue de presse

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